Une visite chez Bison du Nord

«C’est le plus gros élevage de bisons de l’est du Canada», partage Pierre Bélanger, le propriétaire de Bison du Nord.

Ce ranch de Earlton dans le Nord-Est de l’Ontario compte aujourd’hui 400 bisons. 

La famille Bélanger en est à la 3e génération dans l’élevage du bison. En 1972, Laurent Bélanger a été parmi les premiers éleveurs privés de bisons. Son fils Pierre a pris la relève et pour devenir un apôtre de la croissance de l’industrie. Dernièrement, celui-ci a passé la ferme à ses trois enfants. Charles travaille sur le ranch et ses sœurs s’occupent du marketing et la gestion du site Bison du Nord.

Côte à côte, devant le coral, Charles et Pierre Bélanger, ainsi que leur soeur et fille.
Bison du Nord, c'est une histoire de famille. Le fils de Laurent, Pierre (au centre), vient de passer le flambeau à ses enfants. À gauche, Charles, à droite, Jacinthe. Photo : Marie-Pierre Bélanger, Bison du Nord

On y fait l’élevage pour la viande : le cycle complet de vie du bison se passe au ranch, de la naissance jusqu’au moment de l’apporter à l’abattoir.

Mais en plus d’être un éleveur, Bison du Nord est devenu un rendez-vous touristique très apprécié. Les tournées d’une heure et demie ont lieu les samedis en été. Il est possible de réserver et payer en ligne. «Ça se vend vite et on ne prend que 30 à 35 personnes à la fois», ajoute Charles. Les tournées sur mesure, personnalisées selon qu’elle s’adresse à des enfants ou aux invités à un mariage ou à des touristes étrangers.

La tournée commence dans une charrette à foin grillagée, très sécuritaire, avec des banquettes, un canapé et du foin pour attirer les bisons. «On va directement dans le champ, en plein air, au vent, au soleil, avec les arômes de la forêt. C’est intéressant; c’est physique, explique Pierre. On se rend au troupeau. Les bisons encerclent la charrette. Les enfants s’en donnent à cœur joie en donnant du foin.». C’est un moment où les visiteurs posent toutes sortes de questions. «J’essaie de sentir ce que veut mon public», ajoute Pierre. Il a le verbe facile, et est tant passionné qu'attentif à son auditoire. 

Un troupe de bisons en pâturage. L'un d'eux regarde directement l'appareil photo. Charles Bélanger et un groupe d'enfants, de dos, s'approchent d'un troupeau en wagonnette, dans un champs.
De la charrette, on peut observer les bisons de près. Photos : Photo : Marie-Pierre Bélanger, Bison du Nord

Que les questions viennent de végétariens ou d’ordre éthique, Pierre et Charles répondent à chacune d’elles. «Nous misons sur le capital humain avec une vision à long terme. Les attitudes familiales et communautaires sont aussi importantes que les cultures, l’analyse des sols, l’érosion, la séquestration du cardon dans le sol et la santé des animaux. Nous sommes sensibles à ne pas dégrader la nature : la quantité de moufettes, renards, ratons laveurs et oiseaux doit être maintenue comme avant notre arrivée. Nous sommes une ferme familiale mais contemporaine. Tout est pensé et voulu.»

Tout se fait dans la nature de l’animal. Elle témoigne de cet engagement en se soumettant aux exigences de trois certifications internationales : soin et bien-être des animaux, tous nourris uniquement à l’herbe et des pratiques agricoles régénératives. 

Pierre Bélanger a fondé l’Association canadienne du bison et en a assumé la présidence pendant plusieurs années. Celle-ci compte aujourd’hui 1000 membres pour un cheptel de 130 000 bisons. «On aime être au cœur de cette industrie en développement», note Pierre. 

Charles pose devant un troupeau, dans un pâturage avec de petits arbres et des pierres.. Charles gratte un petit bison derrière les oreilles, l'hiver, devant du foin.
Les Bélanger souhaitent que le troupeau de bisons vive le plus naturellement possible. Photos : Bison du Nord

De la visite heureuse

«Au départ, ils sont heureux de vivre une belle expérience; ils ont du plaisir d’avoir été en plein air, brassés par la charrette. Je veux qu’ils repartent avec l'émerveillement de comprendre comment on s’insère dans le monde agricole! J’aime qu’ils ressentent notre joie de vivre et le plaisir d’aimer notre ferme, indique Pierre. C’est une belle expérience physique qui alimente des rêves : la vie dans la nature. C’est naturel, concret et presque merveilleux!»

Dans la charrette, il y a un coffre au trésor qui contient un crâne et des os de bison. Les visiteurs les manipulent. Certains enfants mettent un crâne sur la tête. Les enfants mettent leur main dans un sac pour toucher au poil doux de la toison du bison.

La tournée se poursuit par une marche dans le corral. Les visiteurs suivent le parcours des bisons jusqu’à la cage de contention. Les enfants trépignent d’angoisse et d’excitation; la hauteur des clôtures impressionne.

Charles, visiblement heureux de nourrir un jeune bison à la bouteille. Une femme vêtue d'une veste à carreaux tient un crâne de bison Un bison, en gros plan, l'hiver, regarde la caméra. Un troupeau se trouve derrière.
Les Bélanger aiment leur travail, de la naissance à la consommation de la viande de bison. Photos : Marie-Pierre Bélanger, Bison du Nord

Enfin, c’est la visite de la boutique, où l'on trouve des t-shirts, des casquettes... et des crânes. «On explique comment on prépare les crânes pour qu’ils deviennent des objets décoratifs. On les vend tous», confirme Charles. 

C’est l’occasion de prendre des photos de groupe. Les visiteurs goûtent aussi au jerky et aux pepperettes de bison et reçoivent une liste des restaurants où ils peuvent déguster un «bison burger», comme chez Dida’s à Earlton, Whiskeyjack à Haileybury ou Zante’s à New Liskeard. Bison du Nord partage aussi des recettes sur son site web!

L'équipe de Bison du Nord à la Foire gourmande de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien Dans une assiette de carton, des chips et un burger avec de la viande de bisons, bien garni de verdures.
La viande de bison a bonne presse, et fait d'excellents burgers et tourtières! Photos : Bison du Nord
À propos de Marc Dumont

Ce que Marc Dumont aime particulièrement du Nord de l’Ontario, c’est qu’on y trouve facilement cet esprit de pionnier et un leadership porteur. Choisir d’y vivre compte parmi les bonnes décisions qu’il a prises dans sa vie. Dans une autre vie, il travaillait en éducation, mais aujourd’hui, il écrit pour Agricom, L’Express de Toronto, Le Voyageur du Nord-Est et plusieurs médias de l’Ontario français.

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