À la découverte du patrimoine forestier de Hearst

Au début, il y avait des moulins à scie portatifs. Du bois. Des gens en quête de liberté.

La ville de Hearst s’est développée à force de caractère fort et d’un esprit entrepreneurial à toute épreuve.

Dans cette localité étonnante — où l’on trouve une université, un journal, une radio —, des gens passionnés par l’histoire locale ont imaginé des parcours d’interprétation. Ce parcours, inspiré par ces itinéraires, se fait aisément en moins de deux heures.

Départ : Place de la scierie patrimoniale (830, rue Front)

La scierie patrimoniale, vu de l'extérieur. ON voit le devant du bâtiment, avec un espace ouvert pour la tenue d'événements publics.

La Place du marché de la scierie patrimoniale est un centre d’interprétation, aménagé dans une scierie familiale. La scierie patrimoniale met en valeur l’héritage forestier de Hearst et raconte l’histoire de générations d’entrepreneurs et de travailleurs persévérants.

La première scierie de Hearst a vu le jour avant 1921. À la fin des années 1930, la colonisation exerce une pression sur la demande de bois, ce qui entraîne la multiplication des petites scieries. Petit à petit, Hearst s’impose comme centre névralgique de l’industrie forestière. La ville a un caractère distinct : ici, ce sont des entrepreneurs canadiens-français plutôt que de grandes industries américaines, comme dans bien d’autres villes nord-ontariennes, qui font rouler l’économie.

Empruntez la 9e Rue en direction du centre-ville, jusqu’au parc des Nations, à 130 m.

Parc des Nations (intersection de la 9e rue et de la rue George)

Quatre plaques expliquent l'histoire de Hearst.

Conçu par l’artiste local Laurent Vaillancourt, le parc des Nations représente le patrimoine ethnoculturel de Hearst. En plein centre, un arbre, dont chaque branche représente le pays d’origine des pionniers et pionnières — Franco-Ontariens, Slovaques, Finlandais, Écossais, Chinois, etc. — qui sont participé au développement de la communauté.

L’arbre est installé sur le dos d’une tortue, qui représente le patrimoine et les communautés autochtones, présentes depuis des temps immémoriaux. Autour, des îlots de verdure accueillent des plantes comme le cèdre, la sauge et le foin d’odeur.

Poursuivez votre route en traversant la 9e Rue. Vous aurez l’occasion d’arrêter chez Risotto & Co.

Risotto & Co (815, rue George)

Cette boutique-café est ouverte du mardi au jeudi, pour les lève-tôt, soit de 6 h 30 à 9 h. C'est l'occasion d'aller chercher un lunch préparé. Aussi, à l’heure du dîner, Risotto & Co. offre des petits plats  au Dépanneur Bourdages, rue Tremblay, de l’autre côté de la Transcanadienne.

Continuez jusqu’au 53, 9e Rue, où vous trouverez l’Écomusée de Hearst. C’est une marche de 300 m.

Écomusée (53, 9e Rue)

De la rue, on voit la devanture de la plus vieille maison de Hearst, qui héberge aujourd'hui le musée d'histoire locale.

La « maison Blais » a abrité le tout premier couvent des Sœurs du Perpétuel Secours… et une vingtaine de pensionnaires, garçons et filles! C’est l’une des plus anciennes maisons de Hearst, construite autour de l’incorporation de la Ville de Hearst, vers 1919. Son constructeur, Adélard Blais, s’est installé dans le bâtiment en 1922 et y a habité jusqu’à son décès, en 1964. La fenestration est celle d’origine!

Aujourd’hui, la maison Blais est l’endroit tout désigné pour héberger le musée d’histoire locale. Si les portes sont ouvertes au moment de votre passage, arrêtez-y. Des bénévoles (des profs d’histoire à l’université voisine) et d’autres passionné-e-s préparent des expositions sur le quotidien de Hearst.

Traversez la rue Kitchener pour admirer la cathédrale.

Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption (815, rue Kitchener)

La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption est apparue en 1968, mais il a fallu beaucoup de travail en amont pour assurer sa réalisation. Pendant une dizaine d’années, les paroissiens ont participé à la collecte de pierres de granit pour assurer sa construction. En même temps se déroulait le concile Vatican II, qui a transformé la liturgie — notamment en permettant que la messe soit chantée en français plutôt qu’en latin et en s’assurant que l’autel fasse face aux fidèles. L’architecture du bâtiment a été adaptée à ces changements.

Marchez en direction de l’Université de Hearst, de l’autre côté de la rue. Attention, il n’y a pas de traversée piétonnière. Vous pouvez observer le bâtiment sans traverser la rue.

Évêché et église de Hearst (62, 9e rue)

Hearst compte une université!

De l’autre côté de la rue, derrière l’Université de Hearst, on peut apercevoir une chapelle et un évêché, qui héberge aujourd’hui le Collège Boréal. Les Oblats ont construit le presbytère, à gauche, dès 1916. Il servait aussi d’école et d’église jusqu’à ce qu’Adélard Blais construise l’église à côté, en 1920. Elle a été la proie des flammes en 1951. Le site est devenu un séminaire en 1953. C’est aujourd’hui l’Université de Hearst.

Rendez-vous maintenant sur le pont.

Rivière Mattawishkwia

La rivière Mattawishkwia traverse Hearst. Un sentier riverain est aménagé
Photo : Desneiges Larose

Le nom de la rivière qui traverse Hearst, Mattawishkwia, rappelle la longue présence de peuples ojibwés et muskegowuks dans la région — bien avant l’arrivée des colons, au 20e siècle. QUE SIGNIFIE MATTAWAHKWIA Un sentier de 3 km longe la rivière, à travers la ville. Au parc Lecours, un belvédère surplombant la rivière est aménagé pour faire une pause.

Retournez sur la rive, en direction de la cathédrale. Vous croiserez le sentier riverain. Empruntez-le jusqu’à la 8e Rue, que vous emprunterez en direction nord.

Maison du docteur Aubin (63, 8e rue)

L’architecture de la maison du Dr Aubin détonne! Construite au milieu des années 1920, c’est la toute première résidence de Hearst avec un solage en béton. Le premier médecin francophone de Hearst s’y installe en 1939. Le Dr Aubin s’était établi à Hearst en 1928 et est l’un des fondateurs de l’hôpital local.

Marchez 350 m en direction de la rue Alexandra.

Rue Alexandra

Premier lotissement / First development

Marchez 300 m en direction de la route 11.

Hearst Corner Store et bibliothèque municipale (intersection de la 8e Rue et de la rue George)

L’endroit parfait pour acheter des bonbons, des magazines… Vous pouvez aussi vous arrêter à la bibliothèque municipale, si le cœur vous en dit. Les auteurs et autrices de la région y sont à l’honneur.

Marchez 150 m.

Fin de parcours : King’s Café ou Fresh Off the Block (rue George ou Transcanadienne)

Selon l’heure, empruntez la rue George pour faire une pause au King’s Cafe, le restaurant chinois qui fait la réputation de Hearst. La fille des propriétaires du restaurant a inspiré un livre à Robert Munsch : « Mais où est donc Gah-Ning ». On y accompagne les plats de riz frit de rôties! Sinon, reprenez la route 11 en direction de la scierie. Sur votre chemin, vous croiserez Fresh Off the Block, où vous trouverez des plats à emporter…

Pour en savoir plus

Passez par l’Écomusée de Hearst  pour vous procurer le guide et les détails du parcours architectural. D’ailleurs, merci à ses bénévoles pour leur collaboration.

En prolongeant votre visite de Hearst — à vélo, peut-être — remarquez le design de certaines plaques de rue, installées pour le centenaire de Hearst : de couleur vert clair, elles sont d’un plus grand format. Scannez le code QR pour découvrir l’histoire derrière le nom des rues!

Aussi, un Baladécouverte couvre l’histoire de Kapuskasing et de Hearst. À télécharger pour la route!

À propos de Andréanne Joly

Andréanne Joly aime explorer, fouiller et faire découvrir la francophonie de l'Ontario et ses espaces touristiques. Par leur richesse, leur beauté, leur diversité et leur accessibilité, les destinations ontariennes ne cessent de l'épater. Passionnée par l'histoire, elle prépare des reportages et des dossiers pour ICI Radio-Canada, Francopresse.ca, TFO, L'Express de Toronto, Le Voyageur de Sudbury, Northern Soul, Affaires universitaires... Ses reportages lui ont valu des prix d'excellence nationaux. 

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