Comment avoir le dessus sur les insectes dans le nord de l’Ontario

7 précieux conseils

Se faire dévorer par des insectes, c’est un rite de passage de tout premier voyage (ou de tout voyage, ou de vie) dans le Nord ontarien. Si vous lisez bien ces conseils, vous devriez vous en tirer avec le moins de désagréments possible. Sachez que l’insectifuge est essentiel, mais ne suffit pas. Prévoyez une défensive béton.

Même s’ils sont agaçants, les insectes font naturellement partie de toute aventure de plein air dans le nord de l’Ontario. Les Premières Nations, les coureurs des bois et les colonisateurs ont fait avec! (Et dites-vous que vous avez d’autres recours que de vous enduire de graisse d’ours pour éloigner les insectes, comme ils devaient faire!)

Mouches noires, Christopher Hinton, offert par l’Office national du film du Canada

CONNAISSEZ-LES

Maringouin 

La majorité des voyageurs connaîtront cette petite peste. Il est actif de mai à septembre, et aime les milieux marécageux et humides et l’eau, en général. Vous le verrez plus au coucher et au lever du soleil.

Mouche noire 

Cette infâme petite mouche noire pond ses œufs dans l’eau vive. Elle se reproduit à vitesse grand V dès la fin d’avril et est à son pire en mai et juin. Rien ne l’arrête.

Mouche à chevreuil 

Active à la fin mai, en juin et en juillet, surtout le jour, cette mouche, plus grosse et brunâtre, ressemble à des mouches communes. Elle ne pique pas, elle prend une bouchée. Ouch! Elle vole en silence, contrairement à la mouche domestique et au maringouin.

Taon ou mouche à cheval 

Actif à la fin mai, en juin et en juillet, c’est le plus gros insecte du groupe. Il est grisâtre, avec des ailes transparentes. On le voit toute la journée.

PRÉVOYEZ QUAND VOYAGER

Les aventuriers d’expérience prévoient leurs vacances de manière à éviter la haute saison des insectes. En voyageant à la fin juillet, en août et en septembre, vous pouvez éviter le pire de la saison des mouches noires, des mouches à chevreuil et des taons à cheval. Vous devrez tout de même composer avec les maringouins, puisqu’ils sont actifs de mai à septembre.

METTEZ DE L’INSECTIFUGE

Portez un bon chasse-mouches. C’est le moyen le plus facile d’éviter les piqûres (outre rester à l’intérieur, bien entendu). Souvenez-vous d’en remettre régulièrement et après avoir sauté à l’eau.

DEET

Le meilleur moyen de vous défendre contre les piqûres d’insectes, c’est un insectifuge fait à partir de DEET. En fait, ces insectifuges durent longtemps (jusqu’à 300 minutes) et assurent la protection la plus complète contre les moustiques, selon une étude publiée en 2002 par le New England Journal of Medicine. Santé Canada recommande qu’on applique aux enfants de 12 ans et moins un chasse-moustiques avec une concentration de DEET de 10 % ou moins, trois fois par jour au maximum. Pour les enfants de 2 ans et moins, on parle d’une seule application par jour. La peau des bébés de moins de 6 mois ne devrait pas être exposée au DEET. Le DEET, c’est puissant. Et ça marche.  

Huile d’eucalyptus citronné

Si vous préférez les produits naturels, vous avez l’embarras du choix. En général, on parle d’un mélange d’huiles essentielles. Cherchez un produit avec de l’huile d’eucalyptus citronné — le seul ingrédient d’origine végétale approuvé par Santé Canada comme insectifuge. Ils ne durent pas longtemps comme les produits au DEET (quelques-uns durent moins de 20 minutes, selon l’étude mentionnée).

Picaridine

C’est le plus récent venu dans le marché des chasse-moustiques. Ce produit chimique fait de poivre noir obtient de très bonnes critiques. Il chasserait les maringouins et les tiques pour une durée pouvant atteindre 14 heures, quand on utilise un produit qui contient une concentration d’au moins 20 %.

PORTEZ UN CHAPEAU, DES MANCHES LONGUES ET DES PANTALONS

Moins ils ont accès à la peau, moins les moustiques ont l’occasion de vous piquer. Plusieurs personnes portent un filet par-dessus un chapeau pour éloigner les maringouins et les mouches de leur visage et de leurs cheveux. Ces chapeaux-moustiquaires sont en vente pour quelques dollars dans la majorité des boutiques de matériel de plein air. En plus, porter un gilet à manches longues et des pantalons (rentrez-les dans vos bas) réduit les risques de piqûres aux bras et aux jambes. Vous aurez peut-être un peu chaud, mais vous n’aurez qu’à vous jeter à l’eau du lac! (N’oubliez pas de remettre de l’insectifuge en sortant!)

ENFUMEZ-LES

Beaucoup de produits sécuritaires et inflammables aident à garder les moustiques loin de votre campement. Les spirales antimoustiques sont composées d’une pâte chimique et sont conçues pour brûler lentement tout en diffusant un encens chasse-moustiques. Autre truc : lancez quelques branches de sauge ou de romarin dans votre feu ou sur les braises. Finalement, essayez d’allumer quelques chandelles à la citronnelle pour chasser les insectes — ils n’aiment pas l’odeur des agrumes.

LAISSEZ LES INSECTES DEHORS

Assurez-vous deux fois plutôt qu’une que votre tente, votre chalet, vos vêtements et votre équipement sont en bon état. Inspectez les portes et les fenêtres moustiquaires, voyez si des réparations s’imposent. Vérifiez que la fermeture éclair de votre tente est bien fermée en tout temps. Veillez à ce que les portes et fenêtres soient toujours bien fermées. Avoir un maringouin qui bourdonne autour de votre tête au beau milieu de la nuit, c’est presque aussi irritant que de se faire piquer!

SOIGNEZ VOS PIQÛRES

Si vous prenez toutes vos précautions, vous ne vous en tirerez pas sans une piqûre ou deux (ou cinq). Soyez prêt! Mettez dans votre sac une lotion After Bite, de la calamine, ou une crème anti-démangeaison et appliquez-en sur la piqûre dès que possible. Si vous n’avez pas de crème commerciale sur vous, quelques solutions maison peuvent vous dépanner. Mettez une compresse froide. Préparez une pâte avec du bicarbonate de sodium et de l’eau ou essayez de verser un peu de vinaigre de cidre de pomme sur la piqûre. Ces remèdes maison sont reconnus pour atténuer les démangeaisons.

Cet article signé Jennifer McCartney a paru pour la première fois en 2016 sur le blogue de Tourisme nord-est de l’Ontario.

À propos de Jennifer McCartney

Jennifer McCartney est une auteure de best-sellers au New York Times. Elle a écrit de nombreux livres, comme le best-seller international «So You Want to Move to Canada, Eh?» Ses écrits ont été diffusés sur BBC Radio 4 et ont été publiés dans The Atlantic, Vice Magazine, Teen Vogue, CBC, The Globe and Mail, et Publishers Weekly. Originaire de Hamilton, en Ontario, elle habite à Brooklyn, New York.

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