Une première chasse à l’orignal enivrante
Après des années d'attente, j’ai pu me joindre au voyage de chasse à l’orignal que mes amis organisent depuis des années. Le jour de l'ouverture de la saison de chasse, finalement, je me suis juché sur une plateforme à 15 mètres du sol, près d’une zone de coupe forestière, près de Thunder Bay. Nous avions décidé de nous installer la veille et nous avions fait quelques appels pour attirer un orignal dans le secteur.
Ce matin-là, j’ai fait deux appels : un à l’orignal et l'autre au chevreuil, parce que j’avais vu beaucoup de pistes de chevreuil pendant que nous étions en expédition d’éclaireurs. Puis, en milieu d’avant-midi, j’ai entendu un appel qui venait de l’autre bout de la zone de coupe. J’ai commencé à balayer le site du regard et j’ai rapidement aperçu un orignal sur une petite butte bûchée.
Mon cœur a commencé à battre la chamade lorsque j’ai approché le viseur de mes yeux. Je ne voyais que de la condensation! Je l’ai nettoyé du mieux que j’ai pu, rapidement, et j’ai repéré l’orignal à nouveau. J’étais à, quoi, 275 m? J’ai visé et tiré. L'animal n'a pas bougé d’un poil. J’ai eu peur de l’avoir raté. J’ai visé et tiré à nouveau.
Cette fois-là, l’orignal a avancé d’un pas et, paf! Il est tombé!
Quelle incroyable montée d’adrénaline! Avec la radio, j’essayais de dire à mes amis ce qui venait de se passer, mais j’étais tellement excité que je n’arrivais même pas à faire une phrase!
Ça nous a pris quelques heures à le dépecer : le terrain était accidenté et les quads ont travaillé un coup pour se rendre au bout de la zone de coupe.
Après mûre réflexion, je me suis rendu compte que j’essayais de presser tout le monde, mais mes amis prenaient leur temps, ils prenaient des photos, de la vidéo… Je ne comprenais pas pourquoi ils faisaient tout ça, j’étais excité et content, mais je pensais que tout le monde aurait son orignal au cours des jours à venir. Malheureusement, nous n’avons pas pris d’autres orignaux.
Avant, je ne comprenais pas pourquoi chacun était tellement emballé quand il me contait leurs histoires de chasse, mais maintenant, je comprends! Et à partir de maintenant, j’espère que je serai un peu moins nerveux et que je pourrai profiter de tout ce qui se passe lorsque j’aurai la chance de prendre mon deuxième orignal!
Le Nord ontarien est une destination de chasse reconnue et appréciée! Hearst, Thunder Bay, Kenora... Le gros gibier et les pourvoiries vous attendent!
Tous les articles
Ray Mears explore la forêt boréale
Avoir le dessus sur les moustiques
Coups de coeur de pêcheurs
Ruée vers l'or (blanc) en motoneige
À vélo sur les traces des explorateurs
En kayak dans les 30 000 îles
Un guide raquette et gite
Ce que le Nord m’a appris de la moto
Ski : l'arrière-pays secret (et satisfaisant) d'Algoma
Une journée d’automne parfaite à Sault-Sainte-Marie
Skions dans l’Est ontarien - à moins de 100 km de Montréal!
L'expérience ultime de camping dans un wagon
Les trois meilleures façons de profiter de l'hiver
Randonnée Cup and Saucer de l'île Manitoulin : pour l'aventure!
Pour l’amour de la moto et de la bouffe… Les Highlands c’est oui, pour Cyndi!
Les sportifs d'hiver craquent pour le Témiscamingue
Missinaibi : l'eau vive
Les meilleurs parcours canotables de l'Ontario
Méga zip : toute une tyrolienne!