À la conquête de l'ours noir

Musclé, gourmand... Un animal fascinant à chasser!
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«Le voici, immobile dans l’ombre, humant l’air, prêtant l’oreille et examinant les environs. Comme tous les ours, il approche avec une lenteur extrême. Vous figez, conscient qu’il filera au moindre signe que quelque chose cloche. Il s’avance dans la clairière. […] Il s’approche lentement de l’appât, les muscles ondulant sous son noir pelage lisse et brillant. Vous levez votre carabine en tremblant.» (NOTO.ca)

En septembre, à quelques semaines de son hibernation, l’ours noir court les petits fruits, les noix et les pommes. On dit que pendant cette période, l’ours noir demeure actif pendant 20 heures par jour, pour parcourir 100 km. Et il est un animal d’habitude : il retourne dans les mêmes talus, là où il sait qu’il trouvera de quoi se mettre sous la dent.

C’est pour cette raison que le chasseur entreprend une routine d’appâtage quelques semaines avant le début de la chasse, en août, en plaçant régulièrement des beignets et des pâtisseries près de sa cache, pour attirer près de sa cache l’animal, qui sent la nourriture à un mille à la ronde.

Lorsque la chasse ouvre, le chasseur s’installe dans sa cache, fusil en main. Le silence doit être total... L’arrivée de la proie impressionne à tout coup : elle n’a aucune raison de se presser, son goûter l’attend. Si la bête (qui peut atteindre de 400 à 600 lb) se dresse pour examiner les environs, elle a presque la hauteur d’un homme. Les chasseurs vous diront d’ailleurs qu’il ressemble étrangement à un humain, lorsqu’on le défait de sa fourrure. Pour plusieurs, d’ailleurs, c’est dissuasif.

Si sa gourmandise facilite la tâche des chasseurs, l’ours noir n’est toutefois pas facile à chasser : grâce à son ouïe et son odorat, il perçoit facilement la présence humaine. Il faut donc savoir l’attirer et l’attendre patiemment. Mais lorsque le travail d’appâtage est bien fait, les chances d’en apercevoir un sont assurées. Certaines pourvoiries estiment les chances d’en voir près des caches qu’elles aménagent à plus de 95 %.

Gourmand, son odorat facilite la tâche des chasseurs, mais pas son ouïe... Photo : Pierre Ouellette

C’est particulièrement vrai dans le Nord ontarien, où la forêt boréale s’étend à perte de vue. Une cinquantaine de pourvoiries (découvrez-les en cliquant ici) permettent la chasse à l’ours, dans le Nord-Est ontarien.

Le ministère des Richesses naturelles délivre annuellement près de 21 000 permis de chasser l’ours noir, en Ontario, auxquels s’ajoutent près de 5000 permis pour les non-résidants (pour savoir comment vous procurer les permis de chasse nécessaires, cliquez ici).

À l’automne, la période de chasse à l’ours noir s’étire généralement du 1er septembre au 30 novembre. En règle générale, les chasseurs du Nord concentrent leurs activités en septembre, avant l’ouverture de la chasse à l’orignal. Consultez le Résumé des Règlements de la chasse en cliquant ici

À propos de Andréanne Joly

Andréanne Joly est l'une des autrices du livre «En train au Canada» (Gallimard Loisirs). Elle aime explorer, fouiller et faire découvrir la francophonie canadienne et ses espaces touristiques. Par leur richesse, leur beauté, leur diversité et leur accessibilité, les destinations ontariennes ne cessent de l'épater. À titre de rédactrice et de journaliste indépendante, elle collabore avec L'Express de Toronto, Northern Soul, ICI Radio-Canada, TFO, Francopresse.ca, Affaires universitaires, etc. Ses reportages lui ont valu des prix nationaux d'excellence. 

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