Cinq choses que vous ne saviez pas sur le Franco-Ontarien
1. Le Franco-Ontarien existe.
Le Franco-Ontarien est bien vivant. En fait, l'Ontario français est la 2e communauté francophone d'importance, au Canada. Il y a plus d'un demi-million de francophones – dont l'unique langue maternelle est le français – et presque autant de francophiles. Il y a une vingtaine de diffuseurs de spectacles, 12 conseils scolaires francophones, 10 troupes de théâtre, des services de santé en français, des collèges et universités 100 % françaises. Certaines communautés sont à 95 % francophones, surtout dans l'Est ontarien et dans le Nord. Eh oui : on peut vivre presque exclusivement en français, en Ontario.
2. Le Franco-Ontarien est unique.
Le Franco-Ontarien a ses propres référents, construits en 400 ans par une histoire tissée par les missionnaires, les coureurs des bois, la présence de congrégations religieuses, les bûcherons, les crises scolaires… Sur la trame de la Révolution tranquille, se déroulait une révolution sereine, avec l'émergence de produits culturels proprement franco-ontariens – le groupe CANO, Patrice Desbiens, Marcel Aymar, Brigitte Haentjens et Jean Marc Dalpé y ont pris part, pour ne nommer que ceux-là... Depuis, le Franco-Ontarien a même eu droit à son drapeau (vert et blanc, avec le lys et le trille) et son jour officiel.
3. Le Franco-Ontarien est multiple.
Le Franco-Ontarien ne vient pas en un seul modèle. S'il habite à Windsor, à L'Orignal, à Penetanguishene, à Hearst, à Sturgeon Falls ou à Timmins, il roulera ou non ses « r »; il sera entouré d'une mer d'épinettes, d'anglophones ou d'eau douce; il se vantera de sa curd - de son fromage en grains, pardon - ou de sa poutine; il habitera la capitale du maringouin, de la vache, de l'orignal ou s'associera à un gros cinq cennes un brin carré; il rappellera l'école élémentaire qu'il a occupé dans les années 1970 ou de son université qui a plus de 60 ans; il sera originaire de Jogues ou du Burundi. Partout, il fête la St-Jean - et surtout, depuis quelques années, le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, le 25 septembre!
4. Le Franco-Ontarien n’a pas froid aux yeux.
Le Franco-Ontarien en a vu d'autres. On a voulu fermer ses écoles, ses hôpitaux, et tout ça existe encore. Il se crée et se recrée. Le Franco-Ontarien a la bosse des affaires (pensez à Paul Desmarais ou à Denise Robert), est un créateur (pensez à Véronic DiCaire, à Damien Robitaille, à Patrice Desbiens, à Roy Dupuis, à Daniel Poliquin et à Mathieu Pichette), un p'tit comique (pensez à Katherine Levac/Paige Beaulieu ou à Patrick Groulx) un sportif (pensez aux Flying Frenchmen, à Claude Julien ou à Claude Giroux) et un débrouillard (pensez à Chantal Hébert, à Brigitte Bureau, à Brigitte Noël et à Conrad Lavigne).
5. Il y a autant de Franco-Ontariennes que de Franco-Ontariens.
Eh oui. C'est comme ça. Mais vous deviez vous en douter un peu.
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